métaphysique de l'amour sexuel

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métaphysique de l'amour sexuel

L’amour comme ruse suprême de la volonté de vivre, qui se sert de l’individu pour perpétuer l’espèce : Schopenhauer ne se montre pas tendre envers le romantisme ! C’est avec un malin plaisir qu’il détruit une à une les illusions de la passion amoureuse, qui sont autant de voiles destinés à masquer la trivialité de l’accouplement animal.

Bien avant Freud, le misanthrope amateur de jolies femmes insiste, en connaissance de cause, sur la puissante force motrice de la sexualité. Mais ce « réalisme brutal » ne l’empêche pas de reconnaître la transcendance de l’amour, que l’on ne saurait réduire à une plate fonction physiologique. Démasquer ainsi le véritable attrait du sexe, le désir inconscient de procréer, c’est tout le mérite de cet hymne paradoxal à l’amour.